Journée d’étude ÉRITA du 23 novembre 2019

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L’Équipe de Recherche Interdisciplinaire Elsa Triolet / Aragon (ÉRITA) a le plaisir de vous convier à sa journée d’étude le samedi 23 novembre 2019

Aragon poète : un renouvellement des approches

9h30 – Communication de Jordi Brahamcha-Marin, Université de Lille : « Aragon lecteur de Victor Hugo (1920-1944) »

En dépit de l‘évolution esthétique et politique d’Aragon entre les années vingt et la fin de la Seconde Guerre mondiale, son admiration pour Hugo demeure un invariant. Il fait partie, avec Breton mais contre Éluard et quelques autres, des surréalistes qui accordent à Hugo une place éminente dans leur histoire littéraire ; il milite, contre Jean Fréville par exemple, pour l’intégration de l’auteur des Châtiments et des Misérables dans le panthéon littéraire du Parti communiste, au nom du « réalisme » ; et pendant les années de Résistance il fait largement fond, de poèmes en préfaces, sur le combat de Hugo exilé contre Napoléon III. La communication reviendra sur ces trois moments de la carrière littéraire d’Aragon, qui correspondent aussi à trois configurations différentes de sa relation à Victor Hugo.

10h45 – Communication de Hervé Bismuth, Université de Bourgogne : « Aragon n’est pas un dactylographe ! Les vers faux d’Aragon »

Aragon est l’exemple même de poète qui n’est pas un « dactylographe » (voir Léo Ferré, « Préface »), car il écrit d’oreille et pour l’oreille. C’est dans cette perspective que sera abordée la question des vers faux chez Aragon (car il y en a). Cette communication donnera l’occasion de rappeler quelques traits du vers d’Aragon, véritable héritier d’Apollinaire.

14h – Communication de Fernand Salzmann, Université de Genève : « Le pétrarquisme d’Aragon »

On sait qu’Aragon a lu et traduit Pétrarque, mais cela suffit-il à faire de l’auteur du Fou d’Elsa un pétrarquiste ? Dans quelle mesure peut-on parler d’un pétrarquisme d’Aragon ? Cela fait-il sens pour un auteur du XXe siècle ? Qu’engage une telle dénomination ? Et qu’apporterait celle-ci par rapport à la lyrique courtoise que la critique a maintes fois commentée, comme le poète lui-même ? On verra qu’assigner cette nouvelle étiquette à Aragon, c’est reconsidérer le socle de son esthétique et la singularité de son imaginaire de l’amour

Lieu : Université Paris Diderot – Paris 7 Halle aux Farines, salle 244 E, hall E, 2ème étage, 15 esplanade Pierre Vidal-Naquet 75013 Paris
Métro Bibliothèque François-Mitterrand (ligne 14)

La journée est ouverte à tous.

Elle sera suivie d’un temps de travail réservé aux adhérents, à 15h30.


P. P.

Patricia Principalli, maître de conférences à l'Université de Montpellier